On partage ?
L’épreuve fatale de l’addition au resto : le monsieur propose de faire moit-moit…
Au secours, un dîner presque parfait. Un bon moment jusqu’à l’arrivée de la douloureuse. Ce charmant grand brun, que vous auriez volontiers mis dans votre lit, propose de partager ?
3 réactions envisageables :
1/ Grande dame : Pour rester digne et lui prouver avec finesse à quel point il est minable, vous dégainez aussitôt votre carte bleue pour l’inviter. C’est une façon relativement diplomatique de lui montrer qu’il n’a pas assuré une cacahuète, et que vous n’avez décidément pas les mêmes valeurs. S’il compte vous revoir, il va devoir ramer sérieusement. Ce type est probablement un ringard qui imaginait qu’il allait heurter votre indépendance féministe en payant l’addition.
2/ L’égalité des sexes : Vous avez beau considérer normal que chacun paie sa part lors d’un premier rendez-vous, vous n’en restez pas moins sensible à la galanterie. Vous vous attendez à ce que monsieur régale. Ce tocard a brisé le romantisme avec son pathétique sens du partage. Tout désir est désormais anéanti : si un homme n’est pas généreux avec son portefeuille, il ne l’est sûrement pas en amour non plus. Un radin sous la couette ? Il peut aller se rhabiller direct !
3. Chacun son rôle Grand éclat de rire (rajoutez-en un max). « Partager ? Elle est super drôle celle-là, on me l’avait jamais faite. T’es un marrant toi ! ». Décontenancé et sûrement un peu vexé, il s’exécutera en payant. Et puis, pour faire honneur à ses pectoraux, vous aviez déjà dépensé une fortune en dépoilage, manucure, coiffeur… sans compter ces adorables chaussures totalement hors de prix. Chacun sa part, nan ?
Elena Vahl



